Une participation française discrète
Si les premiers championnats du monde avaient connu un réel
succès sportif, les deuxièmes disputés à Cali
en altitude (1000 m) furent loin d’éclipser ceux de
Belgrade. 5 records mondiaux contre 18 à Belgrade, des performances
très en retrait par rapport aux temps d’engagement sans
compter de nombreuses contre-performances de nageurs confirmés.
Quelles en étaient les raisons ? En choisissant Cali, la FINA prenait
un risque : déjà en 1971, aux Jeux Panaméricains, un seul
record mondial avait été battu (4 x 200 m nage libre) l’altitude
si elle favorisait les nageurs dont l’action des bras était prédominante
dans leur propulsion pénalisait les autres surtout sur les distances égales
ou supérieures à 200 m. Par ailleurs, ces championnats placés
dans la dernière semaine de juillet à une date inhabituelle a
probablement bouleversé la préparation de nombreux nageurs.
Quoi qu'il en soit, la hiérarchie mondiale a été respectée
dans l’ensemble. Les nageurs américains – pourtant en baisse
par rapport à Belgrade dominaient largement tandis que les nageuses
US résistèrent mieux qu’en 1973 aux nageuses est-allemandes.
Au classement général les Etats-Unis représentés
46 fois dans les finales ont remporté 11 titres devant l’Allemagne
de l’Est, 11 titres et 37 représentants dans les finales.
La France a été représentée dans 7 finales (dont
les 4 relais engagés). Elle se classe 9e au classement général
avec 22 points. Un seul record de France individuel a été amélioré :
celui du 100 m papillon par Serge Buttet en 57.58, classé 9e à 7/100e
de la finale.
A signaler le triplé de l'Américain Tim Shaw – 200 m – 400
m – 1500 m L’Anecdote – Le premier cas de dopage chez un joueur
de water-polo : le poloïste yougoslave Rudic Ratko après
un contrôle antidopage à l’issue de la rencontre
Yougoslavie – RFA. A la suite des sanctions prises par la FINA,
une protestation signée par tous les pays présents
a été adressée à la FINA afin de ne pas
fausser le tournoi en cours et les qualifications prévues
pour les J.O. de Montréal. La Yougoslavie, déclassée
par la suite, finira 13e, une place peu conforme à la valeur
d’une équipe traditionnellement habituée aux
places d’honneur.
Bilan : 0 médaille ; 9 finalistes ; 2 records de
France. |