3 1991 – Perth
(du 3 au 13 janvier)
Retour au sommaire
de la rétro
 

Les occasions manquées de Catherine

Pour la première fois depuis leur création les championnats du monde s’installent dans l’hémisphère sud à Perth, à l’ouest de l’Australie, terre de légende et de tradition pour la natation. En plein hiver boréal, cette terre accueille l’élite de la natation mondiale dont la majorité des pays a su faire face aux données inhabituelles de la haute compétition : calendrier inversé, préparation bouleversée, logistique adaptée au long déplacement et à l’acclimatation, etc.

La France, malgré quelques difficultés concernant la préparation terminale, délègue à Perth une solide équipe de 12 nageurs et de 6 nageuses conduite par ses 2 chefs de file Stephan Caron et Catherine Plewinski dont on attend qu’ils soient médaillés. Comme l’on espère aussi que plus de la moitié de l’équipe se qualifiera pour les finales, la confiance est de mise dans l’entourage des Français.

Mais le grain de sable qui dérègle les plus belles mécaniques et fait fuir la réussite peut remettre tout en question : C’est Catherine Plewinski qui le premier jour perd le titre du 100 m nage libre pour 14/100e alors qu’elle semblait avoir tous les atouts pour devenir la première championne du monde française. C’est encore Catherine qui perd le 50 m nage libre de 3/100e alors qu’elle rate son départ et prend 1 mètre de retard dès le plongeon. Ce sont les deux relais messieurs disqualifiés dont celui du 4 x 100 m nage libre. Vice-champion d’Europe éliminé pour ...1/100e de seconde.

Cependant, les grandes satisfactions obtenues avec Catherine Plewinski (3 médailles, ce qu’aucune Française n’avait réussi auparavant) et la 4e place de la révélation 1989 Franck Esposito (premier Français à moins de 2’) classé après l’Américain Melvin Stewart, l’Allemand Michael Gross et le Hongrois Tamas Darnyi (excusez du peu !) font dire à Patrice Prokop que "le bilan est mitigé" en raison de certaines déceptions en partie inexpliquées.

Sur le plan international, la lutte traditionnelle entre l’Europe et les Etats-Unis a pris un nouveau virage. Si, chez les messieurs, grâce surtout aux Allemands, l’Europe conserve la supériorité, chez les dames, les Américaines ont su profiter de l’effondrement de l’Allemagne de l’Est. L’équipe d’Allemagne féminine, pourtant composée pour moitié des anciennes nageuses de l’Allemagne de l’Est, n’a pu remporter qu’un seul titre et 9 médailles, alors que la RDA à Madrid, elle seule, avait accumulé 30 médailles dont 14 en or. A signaler le pourcentage de réussite exceptionnel de la Hongrie qui avec 10 nageurs enleva huit médailles.

L’anecdote - Avant les championnats du monde, Don Johnson, chef entraîneur de l’équipe du Canada, soupçonne fortement les Chinoises de dopage après leurs progrès fulgurants aux Jeux asiatiques. Don Talbot, en l’absence de preuve, parle de "chasse aux sorcières" prématurée. Sept ans plus tard en 1998, il fut le responsable d’équipe le plus virulent à réclamer des sanctions contre les Chinoises. Il est vrai que 1994 était passé par là…

Bilan : 3 Médailles ( 2 argent, 1 bronze) ; 9 Finalistes ; 2 Records de France.

1973
Belgrade
1975
Cali
1978
Berlin
1982
Guayaquil
1986
Madrid
1991
Perth
1994
Rome
1998
Perth
2001
Fukuoka
Retour au sommaire

1973 : Belgrade
"Mickey" vice-champion du monde

1975 : Cali
Une participation française discrète

1978 : Berlin Ouest
Baisse de régime par rapport à Cali

1982 : Guayaquil
Une édition à vite oublier

1986 : Madrid
Le millésime de la reconquête

1991 : Perth
Les occasions manquées de Catherine

1994 : Rome
De nouveau le marasme

1998 : Perth
La première championne du monde française de l’histoire

2001 : Fukuoka
La synchro et l'eau libre sauvent la mise

Send mail to ffn@ffnatation.org with questions or comments about this web site.
Web site of the French Swimming Federation : www.ffnatation.org
Site réalisé par Olivier Dupas (web) et Marc Planche (rédacteur).
Copyright © 2003 - Barcelone 2003 - Tous droits réservés reproduction interdite sans autorisation.