3 1994 – Rome
(du 1er au 11 septembre)
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de la rétro
 

De nouveau le marasme

Les classements sont parfois trompeurs et ambigus. Ainsi le classement officiel de la FINA – qui tient compte il est vrai des places obtenues en finales A et B – fait état :

  • d’une 6e place de la France au classement messieurs ;
  • d ’une 12e place de la France au classement dames ;
  • d’une 9e place de la France au classement combiné.

Mais la Finlande avec les 2 médailles d’or de Antti Kasvio et de Jani Sievinen se retrouve 10e chez les messieurs et 16e au classement général !…

Malencontreusement pour la France, le bilan de la natation est loin de répondre aux attentes de la Fédération : aucune médaille et aucun record de France ; huit places de finalistes (dont 4 en relais) ce qui place certes, cette équipe en 2e position sur le plan national depuis 1973, mais aucune étincelle pourtant n’a jailli au cours de ces championnats. Patrice Prokop, toujours aussi lucide pense que c’est l’approche de la compétition – en particulier la longueur d’une préparation de 7 semaines – qui est en cause. Le regret pour le DTN, à la veille de passer le témoin à son adjoint Jean-Paul Clémençon, est que la belle aventure de onze années de résultats probants se termine par cette fausse note.

Sur un plan général, 10 records du monde (3 masculins et 7 féminins) furent améliorés, ce qui classe ces championnats en troisième position derrière Belgrade et Berlin. Ce bon résultat est surtout dû aux nageuses chinoises qui avec 12 titres(sur 16) 5 records du monde (sur 7) et 19 médailles (sur 48) ont écrasé de leur supériorité le reste du monde, rappelant ainsi la période sombre d’une domination est-allemande totalement imméritée. Car la réponse aux interrogations des entraîneurs leur sera donnée après les 12e Jeux Asiatiques à Hiroshima où une cascade de sanctions suivit la preuve du dopage (7 cas positifs)

Dans la lutte inter continents, l’Europe chez les messieurs sort largement en tête devant les Etats-Unis, en retrait par rapport à Barcelone (1992) et à Madrid (1986) alors que l’Australie avec 2 grands champions, Kieren Perkins et Samantha Riley (2 records du monde à eux deux) préparent des lendemains qui chanteront à Perth (1998) et Sydney (2000)

L’anecdote – L'Allemande Franziska Van Almsick, 9e temps à l’issue des séries du 200 m nage libre, bénéficie du désistement de sa compatriote Dagmar Hase (8e qualifiée) et bat en finale l’après-midi le record du monde en 1’56’’78 – D’aucuns crieront à la manigance, mais où se trouve surtout l’éthique sportive dans ces débats ?

Bilan : 0 Médaille ; 10 Finalistes ; 0 record de France

1973
Belgrade
1975
Cali
1978
Berlin
1982
Guayaquil
1986
Madrid
1991
Perth
1994
Rome
1998
Perth
2001
Fukuoka
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1973 : Belgrade
"Mickey" vice-champion du monde

1975 : Cali
Une participation française discrète

1978 : Berlin Ouest
Baisse de régime par rapport à Cali

1982 : Guayaquil
Une édition à vite oublier

1986 : Madrid
Le millésime de la reconquête

1991 : Perth
Les occasions manquées de Catherine

1994 : Rome
De nouveau le marasme

1998 : Perth
La première championne du monde française de l’histoire

2001 : Fukuoka
La synchro et l'eau libre sauvent la mise

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