De nouveau le marasme
Les classements sont parfois trompeurs et ambigus. Ainsi le classement
officiel de la FINA – qui tient compte il est vrai des places
obtenues en finales A et B – fait état :
- d’une 6e place de la France au classement messieurs
;
- d ’une 12e place de la France au classement dames ;
- d’une 9e place de la France au classement combiné.
Mais la Finlande avec les 2 médailles d’or
de Antti Kasvio et de Jani Sievinen se retrouve 10e chez les messieurs
et
16e au
classement général !…
Malencontreusement pour la France, le bilan de la natation est
loin de répondre
aux attentes de la Fédération : aucune médaille et aucun
record de France ; huit places de finalistes (dont 4 en relais) ce qui place
certes, cette équipe en 2e position sur le plan national depuis 1973,
mais aucune étincelle pourtant n’a jailli au cours de ces championnats.
Patrice Prokop, toujours aussi lucide pense que c’est l’approche
de la compétition – en particulier la longueur d’une préparation
de 7 semaines – qui est en cause.
Le regret pour le DTN, à la veille de passer le témoin à son
adjoint Jean-Paul Clémençon, est que la belle aventure de onze
années de résultats probants se termine par cette fausse note.
Sur un plan général, 10 records du monde (3 masculins et 7 féminins)
furent améliorés, ce qui classe ces championnats en troisième
position derrière Belgrade et Berlin. Ce bon résultat est surtout
dû aux nageuses chinoises qui avec 12 titres(sur 16) 5 records du monde
(sur 7) et 19 médailles (sur 48) ont écrasé de leur supériorité le
reste du monde, rappelant ainsi la période sombre d’une domination
est-allemande totalement imméritée. Car la réponse aux
interrogations des entraîneurs leur sera donnée après les
12e Jeux Asiatiques à Hiroshima où une cascade de sanctions suivit
la preuve du dopage (7 cas positifs)
Dans la lutte inter continents, l’Europe chez les messieurs sort largement
en tête devant les Etats-Unis, en retrait par rapport à Barcelone
(1992) et à Madrid (1986) alors que l’Australie avec 2 grands
champions, Kieren Perkins et Samantha Riley (2 records du monde à eux
deux) préparent des lendemains qui chanteront à Perth (1998)
et Sydney (2000) L’anecdote – L'Allemande Franziska Van Almsick, 9e temps à l’issue
des séries du 200 m nage libre, bénéficie du
désistement de sa compatriote Dagmar Hase (8e qualifiée)
et bat en finale l’après-midi le record du monde en
1’56’’78 – D’aucuns crieront à la
manigance, mais où se trouve surtout l’éthique
sportive dans ces débats ?
Bilan : 0 Médaille ; 10 Finalistes ; 0 record de
France |