3 1998 – Perth
(du 7 au 18 janvier)
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de la rétro
 

La première championne du monde française de l’histoire

Décidément, la piscine du Superdrome (15.000 places) est une piscine fétiche pour les nageurs français. Déjà en 1991, Catherine Plewinski avait remporté 3 médailles, un total jamais égalé jusque-là. Cette fois-ci nos représentants firent encore mieux : une médaille d’or (Roxana Maracineanu) 3 d’argent (Franck Esposito, Xavier Marchand, Jean-Christophe Sarnin) 9 représentants (sur 9 engagés) dans les finales A (5) ou B (4), 4 records de France et couronnant toute cette réussite, une place au classement général dans les 6 meilleures nations mondiales (et 3 meilleures Européennes).

Jamais depuis les premiers championnats du monde de 1973, (Perth était la 8e édition) la natation française n’avait brillé d’un tel éclat. Ce résultat d’ensemble, unique jusqu’à présent au niveau des championnats du monde ne doit rien au hasard.

Au lendemain des mauvais résultats d’Atlanta en 1996, le DTN Jean-Paul Clémençon et le directeur des équipes de France Claude Fauquet ont défini un plan d’action basé sur une représentativité nationale de très haut niveau et une dynamique au sein de l’équipe de France (entraîneurs et nageurs), les résultats à Séville (championnats d’Europe 1997) avaient laissé entrevoir les succès de Perth, confirmant ainsi que la France pouvait lutter avec les meilleurs sur le plan des individualités.

Ces championnats auront marqué le grand retour de l’Australie au premier plan mondial (du moins chez les messieurs). Mais les Etats-Unis nullement distancés chez les hommes, sont largement en tête chez les dames. D’autant que la Chine na pas renouvelé sa prestation de Rome et pour cause.

Les sanctions après Hiroshima (1994) avaient déjà brisé l’hégémonie chinoise, les exclusions de 4 nouveaux cas positifs à Perth lui ôtent toute chance de se mêler à la lutte entre les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Australie.

Il faut noter parmi la pléiade de grands talents qu’il est difficile de tous citer, l’apparition du jeune prodige australien Ian Thorpe. A l’issue d’une course phénoménale il devient le plus jeune champion du monde (15 ans et 3 mois) lorsqu’il remporta le 400 m nage libre devant son compatriote Grant Hackett (17 ans).

L’anecdote - A la veille de l’ouverture des championnats, la saisie de flacons d’hormone de croissance dans les bagages de la nageuse chinoise Yuan Yuan relance la polémique autour de la délégation chinoise. Mais l’acharnement des médias et des dirigeants australiens et particulièrement Don Talbot (tiens, tiens…) venant après l’incident concernant l’accréditation du chef d’équipe allemand Winfried Léopold avant les championnats n’avait pas contribué à rétablir un climat de confiance autour des bassins.

Bilan : 6 Médailles (1 or, 4 argent, 1 bronze) ; 14 Finalistes ; 5 Records de France.

1973
Belgrade
1975
Cali
1978
Berlin
1982
Guayaquil
1986
Madrid
1991
Perth
1994
Rome
1998
Perth
2001
Fukuoka
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1973 : Belgrade
"Mickey" vice-champion du monde

1975 : Cali
Une participation française discrète

1978 : Berlin Ouest
Baisse de régime par rapport à Cali

1982 : Guayaquil
Une édition à vite oublier

1986 : Madrid
Le millésime de la reconquête

1991 : Perth
Les occasions manquées de Catherine

1994 : Rome
De nouveau le marasme

1998 : Perth
La première championne du monde française de l’histoire

2001 : Fukuoka
La synchro et l'eau libre sauvent la mise

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