La première championne du monde française
de l’histoire
Décidément, la piscine du Superdrome (15.000 places)
est une piscine fétiche pour les nageurs français.
Déjà en 1991, Catherine Plewinski avait remporté 3
médailles, un total jamais égalé jusque-là.
Cette fois-ci nos représentants firent encore mieux : une
médaille d’or (Roxana Maracineanu) 3 d’argent
(Franck Esposito, Xavier Marchand, Jean-Christophe Sarnin) 9 représentants
(sur 9 engagés) dans les finales A (5) ou B (4), 4 records
de France et couronnant toute cette réussite, une place au
classement général dans les 6 meilleures nations mondiales
(et 3 meilleures Européennes).
Jamais depuis les premiers championnats du monde de 1973, (Perth était
la 8e édition) la natation française n’avait
brillé d’un tel éclat. Ce résultat d’ensemble,
unique jusqu’à présent au niveau des championnats
du monde ne doit rien au hasard.
Au lendemain des mauvais résultats d’Atlanta en 1996,
le DTN Jean-Paul Clémençon et le directeur des équipes
de France Claude Fauquet ont défini un plan d’action
basé sur une représentativité nationale de très
haut niveau et une dynamique au sein de l’équipe de
France (entraîneurs et nageurs), les résultats à Séville
(championnats d’Europe 1997) avaient laissé entrevoir
les succès de Perth, confirmant ainsi que la France pouvait
lutter avec les meilleurs sur le plan des individualités.
Ces championnats auront marqué le grand retour de l’Australie
au premier plan mondial (du moins chez les messieurs). Mais les Etats-Unis
nullement distancés chez les hommes, sont largement en tête
chez les dames. D’autant que la Chine na pas renouvelé sa
prestation de Rome et pour cause.
Les sanctions après Hiroshima (1994) avaient déjà brisé l’hégémonie
chinoise, les exclusions de 4 nouveaux cas positifs à Perth
lui ôtent toute chance de se mêler à la lutte
entre les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Australie.
Il faut noter parmi la pléiade de grands talents qu’il
est difficile de tous citer, l’apparition du jeune prodige
australien Ian Thorpe. A l’issue d’une course phénoménale
il devient le plus jeune champion du monde (15 ans et 3 mois) lorsqu’il
remporta le 400 m nage libre devant son compatriote Grant Hackett
(17 ans). L’anecdote - A la veille de l’ouverture des championnats,
la saisie de flacons d’hormone de croissance dans les bagages
de la nageuse chinoise Yuan Yuan relance la polémique autour
de la délégation chinoise. Mais l’acharnement
des médias et des dirigeants australiens et particulièrement
Don Talbot (tiens, tiens…) venant après l’incident
concernant l’accréditation du chef d’équipe
allemand Winfried Léopold avant les championnats n’avait
pas contribué à rétablir un climat de confiance
autour des bassins.
Bilan : 6 Médailles (1 or, 4 argent, 1 bronze) ;
14 Finalistes ; 5 Records de France. |