La synchro et l'eau libre sauvent la mise
C'est une formation réduite à cinq unités en
natation course – 4 garçons et une seule fille – qui
se rend à Fukuoka pour disputer la neuvième édition
des championnats du monde, une compétition où souffle
le vent de l'innovation avec l'ajout des 50 m spécialités
ainsi qu'un 1500 m nage libre dames et un 800 m nage libre messieurs.
La jeunesse de cette équipe – quatre membres sur cinq
ont moins de 20 ans – n'a également pas facilité les
choses. L'absence pour cause de non-réussite des minima de
Roxana Maracineanu, la championne du monde sortante du 200 m dos
et la vice-champion olympique sur cette même course à Sydney,
a déstabilisé aussi la dynamique de l'équipe
de France. A l'âge de 30 ans, Franck Esposito croit abattre
sa dernière carte au 200 m papillon. Décidé d'aller
le plus vite possible en finale, c'est en demi-finale qu'il nagera
le plus vite en battant, certainement prématurément,
le record d'Europe. Le signe indien le poursuit en finale et c'est
une quatrième place – le même rang qu'eux mondiaux
de 1991 – qui vient sanctionner ces efforts. Dans un premier
temps a battre, le capitaine de l'Equipe de France décide
de nager les prolongations.
En fin de compte, quatre records de France seront améliorés
par Hugues Duboscq, Nicolas Rostoucher et Franck Esposito, mais ces
performances, à l'exception de celles de Franch Esposito au
200 m papillon, et de Nicolas Rostoucher au 800 m nage libre n'ont
pas ouvert les portes des finales mondiales.
Même constat d'échec pour la nouvelle génération
de plongeuses qui n'a pas dépassé le stade des éliminatoires.
Finalement, le sauvetage des Bleus viendra de la sirène Virginie
Dedieu, médaille d'argent du solo en natation synchronisée,
et des forçats de l'eau libre Stéphane Gomez et Stépane
Lecat, respectivement en argent et en bronze sur le 25 km.
N'empêche, cette neuvième édition laisse un
goût d'inachevé. Au tableau des médailles, l'Australie
dame le pion à la Chine et aux Etats-Unis avec un total de
23 médailles : 13 or, 4 argent et 6 bronze. Cette reconquête
des Australiens est à mettre en grande partie au crédit
de Ian Thorpe, cinq nouveaux records du monde et six médailles
d'or à lui tout seul. Quant à la France, elle occupe
le seizième rang, coincée entre le Mexique et l'Espagne
grâce à ses 3 médailles, 2 argent et 1 bronze.
L'anecdote. _ Venu au Japon avec l'ambition de ramener sept médailles
d'or – un exploit à la Mark Spitz – l'australien
Ian Thorpe ne s'est trompé que d'une unité en décrochant
six fois l'or. Seul le 100 m nage libre lui a échappé dans
ses courses folles. Ce bilan extraordinaire le fait rentrer par la
grande porte dans la légende de la natation en dépassant
les Américains Jim Montgomery et Tracy Caulkins, quintuples
champions du monde en 1973 et 1978.
Bilan : 3 Médailles (2 argent, 1 bronze) ; Finalistes
; 4 Records de France. |
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