3 2001 – Fukuoka
(du 22 au 29 juillet)
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de la rétro
 

La synchro et l'eau libre sauvent la mise

C'est une formation réduite à cinq unités en natation course – 4 garçons et une seule fille – qui se rend à Fukuoka pour disputer la neuvième édition des championnats du monde, une compétition où souffle le vent de l'innovation avec l'ajout des 50 m spécialités ainsi qu'un 1500 m nage libre dames et un 800 m nage libre messieurs. La jeunesse de cette équipe – quatre membres sur cinq ont moins de 20 ans – n'a également pas facilité les choses. L'absence pour cause de non-réussite des minima de Roxana Maracineanu, la championne du monde sortante du 200 m dos et la vice-champion olympique sur cette même course à Sydney, a déstabilisé aussi la dynamique de l'équipe de France. A l'âge de 30 ans, Franck Esposito croit abattre sa dernière carte au 200 m papillon. Décidé d'aller le plus vite possible en finale, c'est en demi-finale qu'il nagera le plus vite en battant, certainement prématurément, le record d'Europe. Le signe indien le poursuit en finale et c'est une quatrième place – le même rang qu'eux mondiaux de 1991 – qui vient sanctionner ces efforts. Dans un premier temps a battre, le capitaine de l'Equipe de France décide de nager les prolongations.

En fin de compte, quatre records de France seront améliorés par Hugues Duboscq, Nicolas Rostoucher et Franck Esposito, mais ces performances, à l'exception de celles de Franch Esposito au 200 m papillon, et de Nicolas Rostoucher au 800 m nage libre n'ont pas ouvert les portes des finales mondiales.

Même constat d'échec pour la nouvelle génération de plongeuses qui n'a pas dépassé le stade des éliminatoires. Finalement, le sauvetage des Bleus viendra de la sirène Virginie Dedieu, médaille d'argent du solo en natation synchronisée, et des forçats de l'eau libre Stéphane Gomez et Stépane Lecat, respectivement en argent et en bronze sur le 25 km.

N'empêche, cette neuvième édition laisse un goût d'inachevé. Au tableau des médailles, l'Australie dame le pion à la Chine et aux Etats-Unis avec un total de 23 médailles : 13 or, 4 argent et 6 bronze. Cette reconquête des Australiens est à mettre en grande partie au crédit de Ian Thorpe, cinq nouveaux records du monde et six médailles d'or à lui tout seul. Quant à la France, elle occupe le seizième rang, coincée entre le Mexique et l'Espagne grâce à ses 3 médailles, 2 argent et 1 bronze.

L'anecdote. _ Venu au Japon avec l'ambition de ramener sept médailles d'or – un exploit à la Mark Spitz – l'australien Ian Thorpe ne s'est trompé que d'une unité en décrochant six fois l'or. Seul le 100 m nage libre lui a échappé dans ses courses folles. Ce bilan extraordinaire le fait rentrer par la grande porte dans la légende de la natation en dépassant les Américains Jim Montgomery et Tracy Caulkins, quintuples champions du monde en 1973 et 1978.

Bilan : 3 Médailles (2 argent, 1 bronze) ; Finalistes ; 4 Records de France.

1973
Belgrade
1975
Cali
1978
Berlin
1982
Guayaquil
1986
Madrid
1991
Perth
1994
Rome
1998
Perth
2001
Fukuoka
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1973 : Belgrade
"Mickey" vice-champion du monde

1975 : Cali
Une participation française discrète

1978 : Berlin Ouest
Baisse de régime par rapport à Cali

1982 : Guayaquil
Une édition à vite oublier

1986 : Madrid
Le millésime de la reconquête

1991 : Perth
Les occasions manquées de Catherine

1994 : Rome
De nouveau le marasme

1998 : Perth
La première championne du monde française de l’histoire

2001 : Fukuoka
La synchro et l'eau libre sauvent la mise

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